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(Re)découvrez La Piscine de Roubaix

Pour ce premier compte-rendu de visite, je vous emmène à Roubaix, près de Lille, pour y découvrir son célèbre musée : La Piscine.

Le musée d’art et d’industrie André Diligent (de son vrai nom) est un incontournable de la métropole lilloise. Ce musée, qui a vu le jour en 2001, a été installé dans une ancienne piscine municipale de style art déco bâtie en 1932 par l’architecte Albert Baert. Les structures d’origine du bâtiment ont été conservées, et accueillent aujourd’hui des salles d’exposition originales consacrées à l’art du XIXème et du XXème siècle. Vous y découvrirez des collections de peintures, textiles, arts décoratifs, arts appliqués et sculptures.

Nous nous sommes rendues à La Piscine un vendredi en début d’après-midi. Pour ma part ce n’était pas une découverte puisque j’y étais déjà venue à l’occasion de la Nuit des Musées quelques années plus tôt. Cette fois-ci, il s’agissait de le faire découvrir à ma maman.

Nous avons trouvé facilement La Piscine puisque le musée est situé en plein centre-ville de Roubaix et qu’il est bien indiqué sur les panneaux de signalisation. Il est un peu difficile de trouver des places de parking aux abords du musée, mais nous avons réussi à nous garer dans la rue longeant La Piscine. Il s’agissait d’emplacements payants mais avec 2€ nous pouvions rester jusque 17h.

Vous devez traverser le jardin Thérèse Constans situé dans l’enceinte du musée pour vous rendre à l’accueil/billetterie de La Piscine. Sécurité oblige, après un passage à travers des portiques de sécurité, nous avons pu acheter nos billets. Première déception, si à la sécurité le personnel était souriant, ce n’était pas du tout le cas de la billetterie. La personne de l’accueil ne nous a donné aucun renseignement concernant la visite du musée, elle ne nous a pas proposé de plan et encore moins d’audio-guide. Un peu étonnée par cet accueil froid, j’ai tout de même remarqué des plans sur le comptoir de la billetterie mais je n’ai pas demandé d’audio-guide. Alors que dans de nombreux sites touristiques cet appareil est toujours proposé aux visiteurs (qui, s’ils le refusent, peuvent consulter sur papier des explications pour le bon déroulement de leur visite), à La Piscine de Roubaix ce n’est pas le cas… Dommage.

Après avoir traversé un long couloir, nous sommes arrivées dans une première salle où l’affiche au mur rend un hommage à la fonction d’origine des lieux. Nous y voyons des hommes au bord du bassin de la piscine prêts à plonger.

Ce fameux bassin, salle maitresse du musée, se trouvait sur notre gauche. Il y a une atmosphère très particulière à cet endroit : la beauté des lieux, la luminosité dans des teintes orangées, l’impression de fraicheur rendue par la climatisation et accentuée par la présence d’eau. C’est un sentiment assez unique que de se trouver dans cette salle tellement originale.

Nous avons choisi de visiter le musée à notre façon, sans suivre le plan. C’était peut-être une erreur pour les salles Beaux-arts, mais sur le moment c’était ce que nous avions le plus envie de faire : nous laisser porter par les lieux.

Passées les premières minutes à contempler de haut la salle du bassin, nous sommes descendues pour voir les sculptures décoratives de part et d’autre de l’eau. Différents courants du XIXème et du XXème siècle y sont représentés.

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Des sculptures devant orner l’opéra de Paris à l’ébauche de celles qui se situent sur la façade du bâtiment de la Voix du Nord à Lille. Je regrette de ne pas avoir pris en photo les cartels (informations sur les œuvres exposées) au fur et à mesure de la visite, car j’aurai aimé pouvoir citer les œuvres.

Après quelques minutes à admirer les sculptures du bassin, nous avons sursauté en entendant un bruit étrange que j’ai identifié au début comme étant le rugissement d’un lion ! Il s’agit en fait d’un enregistrement de son et de cris pour nous rappeler une fois de plus qu’à l’origine il s’agissait véritablement d’une piscine. Insolite, mais effrayant sur le coup !

Nous avons poursuivi notre visite à travers le couloir des céramiques et des arts appliqués.

A l’intérieur des anciennes douches se trouvent exposées des céramiques. Des peintures sont accrochées tout au long de cet étroit couloir ouvert de temps en temps sur de petites salles où sont présentée d’autres peintures, des céramiques et des vitraux.

Dans l’une de ces salles, le thème était celui des saisons, illustré entre autres par ces vitraux.

Au bout du couloir, nous sommes arrivées de nouveau dans la salle du bassin et en particulier dans la salle d’exposition des animaliers du XIXème siècle.

Nous sommes parvenues ensuite dans les salles Beaux-arts, ces salles étant assez petites, nous avons rapidement eu chaud d’autant plus qu’il y avait un peu plus de monde qui déambulait dans cette partie du musée. N’ayant pas suivi le plan de La Piscine, nous avons débuté par la salle dédiée à l’orientalisme. Il s’agit d’un thème que j’aime beaucoup, malheureusement avec le manque de lumière et le monde dans cette partie, je n’ai pas pris de photos.

La visite s’est poursuivie par la traversée des salles XIXème siècle, cette période de l’Histoire et des arts est parmi mes favorites.

Voici quelques œuvres que nous avons particulièrement appréciées. Cette fois également, je regrette mon erreur d’avoir oublié de prendre en photo les cartels et à part une œuvre dont j’ai pu retrouver les données sur le site de La Piscine, j’ignore le nom des autres.

L’œuvre de Julius Stewart : Rédemption, nous a marqué particulièrement et nous étions vraiment déçues à ce moment de ne trouver aucune explication pour cette œuvre assez troublante. Le personnage habillé en blanc semble n’avoir d’yeux que pour les visiteurs. Son regard est droit, sa posture figée alors qu’à ses côtés les autres personnages sont trop occupés à faire la fête. Cette impression de malaise autour du personnage en blanc est accentuée par la présence derrière elle d’une peinture du Christ en croix. Nous aurions vraiment apprécié pouvoir comprendre le sens de cette œuvre.

Un autre tableau a retenu mon attention, il s’agit du portrait d’une femme aux chardons.

Le titre de cette œuvre et les vêtements de cette femme ont porté mon imagination vers mes lectures du moment. Je suis plongée dans la saga Outlander dont le premier tome est intitulé : Le chardon et le tartan. Dans mon esprit, cette femme pourrait être Jenny Fraser Murray, la sœur du héros d’Outlander : Jamie Fraser.
Peut-être qu’avec des informations concernant ce tableau j’aurai pu donner un vrai nom à cette femme.

Nous avons continué la visite à travers les salles Beaux-arts, puis nous sommes allées à l’étage pour y admirer l’exposition temporaire consacrée à « L’art animalier du XXème siècle ». Il s’agit d’une très jolie exposition de sculptures. La salle étant petite et les œuvres exposée derrière des vitres, je n’ai pas pris de photo car il y avait beaucoup de reflets.

Nous sommes redescendues et avons traversé un couloir où, de part et d’autre, il y avait un accès vers le jardin botanique textile et vers le restaurant du musée. Nous sommes retournées dans la salle principale du musée, celle du bassin où nous sommes montées pour y voir en particulier des œuvres de mode et de textile. Nous avions une vue superbe sur le bassin et le Portique d’Alexandre Sandier.

Nous sommes retournées au rez-de-chaussée pour admirer une autre exposition temporaire installée dans les douches de La Piscine : Writings on Water de Carolyn Carlson. Cette artiste, danseuse et chorégraphe, a su retranscrire par ses dessins les mouvements de la danse. Une exposition très poétique.

Nous nous sommes aperçues que nous avions oublié de nous rendre dans plusieurs autres salles Beaux-arts du fait de notre cheminement improvisé.

Sur un mur nous pouvions admirer différents tableaux ayant pour thème « le corps à découvert ».

La disposition des œuvres me fait penser à la disposition qui était celle des musées du XIXème siècle et qui est toujours celle des salles d’exposition au Château de Chantilly.



Nous avons achevé la visite par des œuvres picturales du XIXème siècle, dont l’un des tableaux m’a lui aussi particulièrement marqué, il s’agit d’une œuvre de Weerts : Marat Assassiné.

Après un passage dans la boutique du musée, nous avons pris le chemin du retour. Notre sentiment à la fin de cette visite était qu’il nous manquait vraiment des explications pour pouvoir mieux apprécier les œuvres que nous avons vues. Des panneaux d’information à l’entrée des différentes salles seraient un vrai plus. L’audio-guide était sans doute indispensable d’où mon étonnement qu’il n’ait pas été proposé à la billetterie du musée. J’ai pu observer que pratiquement personne dans le musée n’avait d’audio-guide et ce même pour les personnes ne parlant pas français !

Quoiqu’il en soit la visite du musée d’art et d’industrie André Diligent reste une valeur sûre à l’occasion d’un séjour dans la métropole lilloise, à condition de ne pas oublier l’audio-guide.

Point positif, le restaurant Méert de La Piscine propose un plat végétarien. La carte de ce restaurant évolue en fonction des expositions du musée. Vous pouvez la trouver sur leur site internet. Maison Méert

Nous n’avons pas testé ce restaurant donc je ne peux évidemment pas donner mon avis, cependant, j’ai pu remarquer à notre arrivée au musée à la fin du service, que ce restaurant semblait fort bruyant. Si vous êtes déjà allé manger dans ce restaurant, n’hésitez pas à m’en donner vos impressions.

Ce que j’ai aimé :

  • Le cadre original du musée.
  • La très belle salle du bassin, mon coup de cœur, qui vaut à elle seule le détour.
  • Les collections de peinture du XIXème siècle.
  • Le prix d’entrée attractif du musée (5€50 ce jour).

Ce que j’ai le moins apprécié :

  • L’accueil/billeterie avec son personnel un peu froid : aucun renseignement donné sur la visite
  • Il fait un peu trop chaud dans les salles Beaux-arts.
  • Le manque d’explications concernant les œuvres tout au long de la visite.
  • Certaines œuvres demandent de prendre du recul pour pouvoir mieux les apprécier et ce n’est pas toujours possible de le faire dans certaines salles du musée qui sont très petites.

Et vous, êtes-vous déjà allé visiter ce musée ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Quels sont vos coups de cœurs ou au contraire les points que vous avez le moins apprécié lors de votre visite ? Cet article vous a-t-il donné envie de vous rendre au musée des arts et d’industrie André Diligent ?

 


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A propos de Booklets Of Kleio

Caroline, étudiante en Histoire, (ancienne stagiaire au Centre Historique Minier de Lewarde & ex agent d'accueil et de surveillance au Palais des Beaux Arts de Lille). Je suis depuis toujours passionnée de patrimoine avec une affection particulière pour celui du Val de Loire. J'ai beaucoup d'intérêt pour la culture en général : les musées, les expositions, la musique, la lecture, les séries tv...

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